Philosophie pour l'entreprise et pour les esprits entrepreneurs

L'entreprosophe – l'entreprise en questions


Lundi, janvier 29th, 2018

A la recherche du sens….. du sens au travail !

 

Dans la mesure où l’on entend de plus en plus l’expression « donner du sens au travail » un peu partout aussi bien chez les RH, les managers, les personnes en transition professionnelle et les articles de journaux, blogs, etc, …, on peut s’interroger sur ce que l’on souhaite exprimer à l’intérieur de cette attente, de ce besoin, qui prend la forme d’une injonction, d’une exigence….

 

Tout bêtement, j’ai cherché le mot « sens » sur le site du dictionnaire Larousse…. qui  m’a proposé 5 acceptions différentes ! Alors dans un esprit ludique, je m’engage dans le décorticage des 5 définitions, afin de les mettre en perpective avec notre vie au travail (terme lui-même assez équivoque et dont nous assumons l’équivocité…)

Un seul objectif : prendre de la hauteur sur cette promotion du « sens au travail »…. Car s’il semble bien que le travail ne se suffit pas à lui-même pour satisfaire la personne, que nous dit cet appel au sens sur notre rapport au travail ?

D’après le Larousse donc, 5 acceptions que nous allons explorer ci-dessous en 5 parties :

 1. « Chacune des fonctions psychophysiologiques par lesquelles un organisme reçoit des informations sur certains éléments du milieu extérieur, de nature physique (vue, audition, sensibilité à la pesanteur, toucher) ou chimique (goût, odorat). »

 

  •   Si on s’en arrêtait là, on pourrait dire que donner du sens au travail supposerait de donner une forme de sensibilité au travail, le rapprocher de notre corps et pas seulement de notre esprit… La tradition après Descartes nous a en effet appris à dissocier notre corps et notre esprit, le corps étant une machine au service de notre esprit qui exprime notre volonté d’agir et qui va privilégier la rationalité pour nous rendre «comme maître et possesseur de la nature », ou en tout cas nous permettre d’envisager la possibilité de résoudre tous les problèmes par le biais de notre raison. La raison prend la forme de la stratégie, des processus, des méthodes, … Hors, comme le rappelle Richard Senett, toutes les compétences sont au départ des pratiques physiques, notre corps n’est jamais complètement séparé de nos missions. Il décrit l’intelligence de la main, valorise l’aspect artisanal de notre travail, d’un engagement au travail. Il pratique le violoncelle depuis sa plus tendre enfance et le lien entre la main, le corps et donc l’œuvre finale sont des terrains d’exploration importants pour lui… On entend avant d’écouter, on voit avant de répondre, on touche dans tous les contacts (humains, matériels, …), on ressent…. et donc on ajuste nos comportements, notre place physique dans les projets, tout en tenant compte (plus ou moins) des émotions qui nous affectent.
  • De plus, cette prise en compte du corps revient aussi à prendre en compte la subjectivité de l’individu : un corps allié à la pensée permet aussi d’exprimer un ressenti : plaisir, joie, enthousiasme, engagement « corps et âme » ou au contraire peine, douleur, fatigue, … Mais comment prendre en compte la subjectivité en entreprise qui au contraire tend à rendre objectives ses pratiques, ses process, ses projets, même sur les sujets de bien-être au travail et de Qualité de Vie au Travail ? Il y a un paradoxe à vouloir proposer des réponses objectives et donc presque standardisées à un vécu, une expérience sensible singulière impossible à appréhender complètement sans en accepter une part d’ombre… Ainsi ces process ont vocation à prendre en compte le champ émotionnel sans connotation péjorative, l’émotion ne véhiculant pas nécessairement un rejet. Ces process ont donc tout intérêt aussi à valoriser le conflit, le désaccord, le dissensus … pour laisser s’exprimer les subjectivités et construire ensemble du commun tout en acceptant les critiques, remises en question, propices à l’humilité, l’innovation, la prise en compte de différents facteurs internes et externes…. Pas si simple.

 

2. « Aptitude à connaître, à apprécier quelque chose de façon immédiate et intuitive  :  ex/ Avoir le sens des nuances, le sens du commerce »

 

  • Nous allons retenir ici l’idée que la dimension prescriptive n’embrasse pas la totalité des dimensions de la compétence, les fiches de postes et les référentiels sont des repères pour l’intégration et la formation, ainsi que pour la gestion, mais la liberté humaine s’exprime avant tout dans l’appréhension rapide de ce qu’il faut faire en fonction de notre métier et de ses besoins (ex le sens relationnel, le sens commercial, …). Le travailleur doit réagir face à une situation inédite, un dysfonctionnement, une panne, une absence, des relations défaillantes, conflits, etc…. Il va selon les situations apporter une réponse technique en réponse à la problématique rencontrée, ou devoir répondre avec courage à un dilemme, un danger, une remise en cause quelconque, un événement qui pourrait faire chavirer un projet, la pérennité d’un service, d’une entreprise, des comportements inappropriés, etc…. Certaines situations de travail nous conduisent à nous « individuer », c’est-à-dire que le moi devient sujet, il « fait lien » avec le contexte, il s’engage et se responsabilise, et devient « irremplaçable »…. selon les termes de Cynthia Fleury dans son ouvrage éponyme. Donner du sens au travail pourrait donc dans ce contexte signifier : encourager l’individu à s’émanciper des prescriptions pour toujours considérer son environnement direct (et même indirect) afin de choisir la réponse appropriée, le geste le plus adapté, …

 

3. « Ce que quelque chose signifie, ensemble d’idées que représente un signe, un symbole : Le sens d’une allégorie »

  • Cette 3ème acception nous encourage à  découvrir la signification de ce qu’est le travail, ce qui revient à le DEFINIR : il n’est pas aisé de définir le travail que l’on confond souvent dans les débats actuels avec l’emploi, le métier, la profession, la vocation,…. Alors que l’emploi concerne davantage le statut et le cadre juridique, un positionnement social (au sens où l’on est à l’intérieur ou à l’extérieur), il englobe le travail qui, lui, exprime le contenu des attentes de l’entreprise concernant la contribution de l’individu, qui l’amènera à des activités de « transformation de »/  « d’action sur » la nature,  une information, la matière, ou une donnée…. Il est la plupart du temps descriptible (fiches de postes, référentiels) et vivant (en évolution en fonction des besoins des clients et des parties prenantes de l’entreprise), il pourra par ailleurs faire l’objet d’une évaluation (satisfaction, qualité, …). Vis-à-vis du travail, les relations entretenues par les individus sont ambivalentes, certains l’envisagent surtout comme un « gagne-pain », d’autres comme un élément contributeur à leur épanouissement. En tout état de cause il prend une place importante dans la vie de l’homme… il participe par ailleurs à la construction de soi si l’on en croit les réponses qu’on donne spontanément aux questions « qui êtes-vous », « que faites-vous dans la vie »…. Donner une signification au travail revient donc là à définir précisément les attentes et les besoins du métier pour permettre à l’individu de se situer par rapport à elles, de comprendre les objectifs. C’est toute la question de la pédagogie dans le travail, que cette pédagogie concerne l’intégration, la mise en place d’un projet ou l’élaboration d’un cahier des charges. Les questions d’agilité qui sont posées aujourd’hui et qui incitent à privilégier souplesse et flexibilité ne touchent pas les significations mais simplement les combinaisons  des prescriptions qui évoluent en fonction d’un contexte lui-même en mutation profonde, contexte qui mérite lui-même à chaque fois d’être défini pour que l’on ne se contente pas de répondre aux attentes mais qu’on définisse les besoins… Sauf que la complexité de notre monde rend parfois impossible cette approche très rationnelle de com-préhension et de définition des contextes… et renforcent l’incitation à s’ouvrir, être curieux, observer, explorer…

 

 

4. « Ce que représente un mot, objet ou état auquel il réfère : Chercher le sens d’un mot dans le dictionnaire »

 

  • On est presque encore une fois dans la signification…., presque. On aborde ici davantage le partage des références d’un mot ou d’une expression, partage qui nous renvoie en entreprise à la dimension culturelle de la structure. La culture d’entreprise correspond selon B. Thévenet à « un ensemble de références… … partagées dans l’organisation… construites tout au long de son histoire, en réponse aux problèmes rencontrés par l’entreprise » Elle manifeste sa réalité à travers les pratiques de l’entreprise en matière de développement, de recrutement, de gestion des carrières, de comportements, de conduites relationnelles,  de management, de prise de décisions, de gestion des conflits, …. Certaines pratiques sont propres au fonctionnement de telle entreprise, ce qui signifie qu’on ne les retrouve pas dans d’autres structures. Au quotidien et après une forte expérience, on ne s’en rend plus compte et on ne questionne pas ce qui semble évident. La culture détermine le champ des possibles, ce qui est bon ou pas pour notre entreprise, elle permet d’anticiper et de lier le collectif. Rien de mieux pour comprendre sa culture que de faire appel ponctuellement à un regard neuf ou extérieur… en proposant par exemple des rapports d’étonnement.  Cela s’applique aussi en management interculturel. La culture d’entreprise est souvent un aspect négligé qui par sa non prise en compte va déstabiliser un système en période de changement. Et c’est dommage.  Ainsi, en acceptant cette définition du mot « sens », on est invité à envisager le travail au regard de la culture d’entreprise et de comprendre comment projeter l’avenir d’un contenu de mission en fonction des influences internes et exernes…

 

5. « Raison d’être, valeur, finalité de quelque chose, ce qui le justifie et l’explique : Donner un sens à son existence. »

  • Dans cette dernière acception, on peut en déduire que donner du sens au travail revient à supposer que l’on ne peut se contenter de bien faire son travail, et nous conduit à rejoindre Hannah Arendt qui recommande de «  donner au travail une finalité plus digne », Condition de l’homme moderne (1958). Pour elle le travail est avant tout « un effort nécessaire de notre corps à la survie ». Elle le distingue de  l’œuvre,  qui désigne « le fruit de nos mains, qui permet de peupler le monde d’objets fabriqués ». Hannah Arendt valorise de manière plus essentielle l’action, qui se distingue du travail dans le sens où elle ne répond pas à une fonction utilitariste (gagne-pain), et en plus « elle ne produit aucun objet ». L’action modifie notre relation à autrui, au monde, et elle nous socialise, nous rend « animal politique » au sens aristotélicien, elle nous permet de nous individuer si nous voulons utiliser le vocabulaire actuel de la philosophie. « C’est par le verbe et l’acte que nous nous insérons dans le monde humain, et cette insertion est comme une seconde naissance », affirme Arendt.  Donner du sens au travail ici pourrait revenir à « humaniser » le travail, donc à lui donner une finalité à portée éthique, à savoir l’opportunité d’inscrire dans ses actions, missions, travaux, une responsabilité qui dépasse le cadre juridique et fonctionnel du poste de travail. Les interrogations actuelles sur la RSE (Responsabilité Sociale/Sociétale et Environnementale) de l’entreprise ont aussi pour objet d’apporter ce sens, d’où l’intérêt de travailler sur la réalité des intentions de telles démarches et de les partager, et pourquoi pas  d’associer les acteurs (salariés) qui pourraient en avoir besoin pour accomplir cette « humanisation » du travail. Si l’engagement associatif ou dans des projets alternatifs (éducation, alimentation, …) est en plein essor, c’est aussi sans doute pour réagir au besoin de ne pas rester un « animal laborieux » mais pour répondre à la nécessité vitale d’agir…

 

 

Nous avons donc étudié 5 acceptions du mot « sens » pour essayer d’entrevoir toutes les perspectives managériales que pouvaient laisser envisager la notion de « sens au travail » tellement à la mode mais si peu souvent explicitée….

Quel sens choisir ?

Si on veut vraiment donner du sens au travail, on pourrait s’inscrire à la fois :

- dans une démarche de prise en compte de la subjectivité de chacun qui est à la fois un être de chair et d’esprit avec ses ressentis et ses besoins,

- dans la reconnaissance du dépassement des prescriptions et de la nécessité d’inventer ou de faire preuve de courage

- d’une définition du travail attendu en distinguant bien attentes et besoins et développer la pédagogie…

- dans une réelle prise en compte de la culture d’entreprise

- dans la dimension éthique des actions humaines au-delà des projets vitaux pour l’entreprise.

 

Une invitation  à développer notre intelligence managériale, immense effort qui nécessite avant tout qu’on prenne le temps de penser….. pas facile.

Et vous, quel sens retenez-vous ?

Samedi, décembre 9th, 2017

Offre de Noël : forfait matinées ou soirées pour les ateliers-philo!

 

Offrez-vous ou offrez à un proche, un collaborateur,

un bon pour : 5 ateliers en format petit-déjeuner ou en format afterwork!

Cabinet Phédon : 10 quai Kléber – 67000 Strasbourg

 

 

 

 

Une bonne opportunité pour vous accorder des petits moments à vous, au service de la prise de hauteur et de la réflexion collective autour des thèmes choisis pour toute la saison 2017-2018 !

Formule petit-déjeuner : atelier sous formes de travaux en sous-groupes, avec viennoiseries et boissons chaudes et froides!

Formule afterwork : atelier sous formes de travaux en sous-groupes, avec des collations salées et sucrées de saison accompagnées d’un choix sympathique de boissons…

3 – Conflits au travail : petit-déjeuner : mercredi 20 décembre / afterwork : 15 janvier

4 – Travailler dans un contexte d’incertitude : petit-déjeuner : mercredi 17 janvier / afterwork : 12 février

5 – Pertinence de la question de bonheur au travail : petit-déjeuner : mercredi 14 février / afterwork : 12 mars

6 – Quelle place pour la culture dans l’entreprise? : petit-déjeuner : mercredi 14 mars / afterwork : 03 avril

7 – Individualisme et réussite collective : petit-déjeuner : mercredi 11 avril / afterwork : 17 avril

8 – Vie privée, vie professionnelle et équilibre : petit-déjeuner : mercredi 9 mai / afterwork : 14 mai

9 – Intégration et diversité : sommes-nous tous des profils atypiques? : petit-déjeuner : mercredi 30 mai / afterwork : 18 juin

10 – Fragilité, handicap et management : petit-déjeuner : mercredi 20 juin / afterwork : 02 juillet

 

Forfait 5 petits déjeuners : 50 Euros TTC  (+ 1.28 Euros pour les frais Weezevent)

Pour commander : https://www.weezevent.com/offre-speciale-5-ateliers-en-format-petit-dejeuner

 

Forfait 5 afterwork : 88 Euros TTC (+ 2.26 Euros pour les frais Weezevent)

Pour commander : https://www.weezevent.com/offre-speciale-5-ateliers-en-format-afterwork

 

Sur demande :

Nous pouvons vous offrir un joli bon-cadeau, si vous souhaitez l’offrir à quelqu’un !

N’hésitez pas à partager sur les réseaux sociaux!!! Merci :)

 

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Mercredi, octobre 4th, 2017

Evénement : que peut apporter la réflexion philosophique aux questions de souffrance au travail?

Burn-out, harcèlement, conflits, perte d’emploi, …,  les situations de souffrance au travail semblent se multiplier si l’on en croit certains témoignages ou reportages…

Qu’en est-il de la réalité: assiste-on à une dégradation des conditions de travail? Et qu’entend-on par conditions de travail? Doit-on distinguer des facteurs de risques personnels et d’autres qui seraient liés à l’organisation du travail? Que nous dit la souffrance sur la connaissance de soi?

C’est la thématique d’ouverture de nos ateliers « philo au travail », qui a été la plus sollicitée lors de l’enquête que nous avions réalisée au printemps et à laquelle 150 personnes ont répondu (chefs d’entreprise, entrepreneurs, professionnels RH, managers et employés, demandeurs d’emploi)….

(cf. le calendrier de nos ateliers)

A travers un questionnement philosophique guidé par l’animatrice des ateliers, nous approfondirons cette interrogation en formulant une mise en perspective de cette thématique sensible qui nécessite une véritable prise de hauteur pour éviter à la fois les lieux communs ainsi que des positions tranchées et sans doute arbitraires… Cela sous-entend aussi de redéfinir l’expression « souffrance au travail » et les termes qui la composent…

Grâce aux débats et prises de parole, nous aurons l’occasion d’aborder les questions du management, de la motivation, de la reconnaissance, de confronter nos visions de la performance, de la responsabilité, … Et nous en profiterons aussi pour (re)découvrir certains auteurs qui se sont exprimés sur la question, des contemporains ou des anciens…. voire très anciens!

Pour vous inscrire, 4 formules au choix! Réservation obligatoire!

Lieu : Cabinet Phédon SAS, 10 quai Kléber, 67000 Strasbourg

Pour les formules 1 et 2, vous serez redirigés automatiquement vers notre service de billetterie en cliquant sur la date.

  1. Mercredi 8 novembre, petit-déjeuner de 8h30 à 10h30
  2. Lundi 20 novembre, afterwork (avec collation) de 18h30 à 20h30
  3. formule abonnement  par mail contact@phedon-consult.com
  4.  en individuel sur RDV selon vos convenances du lundi au samedi : par mail contact@phedon-consult.com

 

N’hésitez pas à partager sur les réseaux sociaux!!! Merci :)
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Samedi, septembre 30th, 2017

Calendrier des ateliers « philo au travail » 2017-2018

 

Ces ateliers sont préparés depuis plusieurs mois…. grâce aussi à ceux qui, parmi vous, ont participé à notre enquête destinée à choisir des thématiques qui vous intéressent….! Ils sont également l’aboutissement d’une prise de recul qui fait suite à toutes nos interventions régulières de conseil en RH et management chez nos clients, ainsi que nos accompagnements individuels de personnes en difficulté professionnelle… Et ils permettent de faire un lien entre la formation initiale de l’initiatrice (philosophie en France et en Allemagne) et toutes les expériences de consultante, de manager, de formatrice, de commerciale…

 

Au choix le mercredi matin (8h15-10h60)  ou le lundi ou mardi soir (18h30-21h00), selon vos disponibilités!

Modalités :

groupes de 10 personnes maximum pour favoriser l’expression et l’écoute de chacun! Une question est posée et présentée en début de séance, en lien avec la thématique du jour, puis la prise de parole s’organise, encadrée par l’animatrice, formée en philosophie et expérimentée en animation de débats, de formations, d’ateliers…

Il s’agit d’aborder des thématiques qui vous intéressent tout en développant vos capacités d’écoute, de questionnement, d’étonnement, de prise de recul, de mise en perspective. (Ré)-apprendre à problématiser pour mieux répondre à vos interrogations, vous ouvrir encore plus à votre environnement… et sans doute gagner en lucidité, en compréhension de l’Autre, en capacité d’accueil de l’inattendu…

Moment de culture aussi puisque nous pourrons aborder si la situation s’y prête quelques textes, citations, oeuvres artistiques…

Atmosphère chaleureuse et conviviale pour favoriser les échanges et mises en relation : une petite collation vous est proposée, en fonction de la saison… Une newsletter vous tiendra aussi informés de l’actualité des ateliers et de l’apport de ces discussions…

Prix : 12.99 Euros en matinée (dont 0.99 Euros pour le service de billetterie) et 20.99 Euros en soirée (dont 0.99 Euros pour le service de billetterie)

Adresse : Cabinet Phédon SAS – 10 quai Kléber – 67000 Strasbourg -(Centre – accès : tram, bus, train, parking).

Ouverts à tout public, pas de prérequis, juste un intérêt et une curiosité pour la réflexion et l’approfondissement…

Pour rester informé : c’est par ici !

 

 

 

Voici  la liste des thématiques qui feront l’objet d’un questionnement plus spécifique et de nos échanges!

Réservation possible dès le 04 octobre 2017

1 -Souffrance au travail  (présentation et réservation ici)

matinée : mercredi 8 novembre                    soirée : lundi 20 novembre

 

2 – L’authenticité dans la vie professionnelle

matinée : mercredi 29 novembre (réservez!)  – soirée : lundi 11 décembre (réservez!)

 

3 – Conflits au travail

matinée : mercredi 20 décembre (réservez) – soirée : lundi 15 janvier (réservez!)

 

4 – Travailler dans un contexte d’incertitude

matinée : mercredi 24 janvier (réservez) – soirée : lundi 12 février (réservez)

 

5 – Pertinence de la question de bonheur au travail

matinée : mercredi 14 février (réservez!) -  soirée : lundi 12 mars (réservez!)

 

6 – Quelle place pour la culture dans l’entreprise?

matinée : mercredi 14 mars (réservez!)  -  soirée : mardi 3 avril (réservez!)

 

7 – Individualisme et réussite collective

matinée : mercredi 11 avril – soirée : mardi 17 avril

 

8 – Vie privée, vie professionnelle et équilibre

matinée : mercredi 9 mai – soirée : lundi 14 mai

 

9 – Intégration et diversité : sommes-nous tous des profils atypiques?

matinée : mercredi 30 mai – soirée : lundi 18 juin

 

10 – Fragilité, handicap et management

matinée : mercredi 20 juin – soirée : lundi 2 juillet

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Nelly Margotton

https://www.weezevent.com/petit-dejeuner-atelier-philo-pertinence-de-la-notion-de-bonheur-au-travail

Jeudi, juin 8th, 2017

Votez!………… pour les ateliers qui vous semblent les plus utiles à votre prise de recul!!

 

Notre cabinet (PHEDON) se développe : nouveaux locaux, nouvelles activités…. et nous nous permettons de vous solliciter à l’aide de ce court sondage…. N’hésitez pas à répondre et à faire suivre svp!!!

 

Entrepreneurs, salariés, demandeurs d’emploi, vous cherchez à donner du sens à votre vie professionnelle, à votre travail ?

Dès septembre, le cabinet PHEDON vous propose à Strasbourg ses ateliers mensuels de 2 heures, en matinée ou en soirée selon vos disponibilités, destinés à vous aider à prendre du recul sur vos interrogations professionnelles grâce à la philosophie et aux sciences humaines ! L’atelier permet de réfléchir ensemble à ces questions et de confronter les points de vue tout en développant argumentation et nouvelles idées…

3 invitations à gagner par un tirage au sort qui aura lieu le mercredi 3 juillet ! Pour tenter votre chance, répondez au questionnaire ci-dessous et laissez vos coordonnées …

 

———————————————————————————-> c’est par ici que cela se passe, merci :)

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Mercredi, mars 8th, 2017

En ce 8 mars, surtout pas de fleurs pour moi…

Parce que les fleurs c’est périssable… ♩♬♫♪

 

Même un acte qui aurait pu être considéré comme chaleureux, bienveillant et reconnaissant peut avoir des conséquences « dramatiques »…. Celui d’offrir des fleurs aujourd’hui parce que ce serait soi-disant « la journée de la femme », n’en déplaise à mes amis fleuristes, laisse entrevoir un peu de légèreté sans doute sur la connaissance du réel besoin des femmes : les fleurs peuvent être le signe de la réconciliation lorsque l’on a quelque chose à se reprocher et qu’on présente ces excuses…. Mais cette journée, symbole de luttes féministes encore très utiles, ne saurait se satisfaire d’excuses, elle demande prise de conscience et actions….

Et que dire des enseignes qui proposent des réductions pour cette journée, des lieux qui organisent des soirées festives pour femmes, etc…… Aïe aïe aïe !

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Mardi, janvier 31st, 2017

La fonction RH se transforme, et sort des sentiers battus !

L’entreprise se transforme, ses besoins aussi…  Alors que la campagne pour les Présidentielles commence à enregistrer nombre de propositions, qui souvent font la part belle à la législation, ne pourrait-on pas imaginer des solutions plus inventives pour accompagner les acteurs économiques, notamment les acteurs de la fonction RH ?

Transformations de l’entreprise, de quoi parle-t-on?

Pour ne citer que les transformations les plus visibles et imminentes (quand elles ne sont pas déjà engagées), nous pouvons déjà nous concentrer sur :

  • L’automatisation croissante et la robotisation, qui permettent déjà d’identifier quelles tâches pourront être tenues par des « automates », des « robots »  -> tout ce qui dans nos métiers a un côté routinier et répétitif, tout ce qui dans nos différents processus (de réalisation ou de support) peut faire l’objet de standardisation, procédure, répertoire, dictionnaire, …, tout cela donc pourra faire l’objet d’une prise en charge par des robots…. ce qui nécessitera une nouvelle organisation des missions en entreprises.

Conséquences : on assistera non seulement à la transformation des emplois, mais surtout à une transformation des contenus d’emplois, donc des métiers proprement dits, des compétences, les filières et donc les branches, et tous les rapports sociaux tels qu’on les connaît aujourd’hui.

  • Le management : les débats sont ouverts depuis quelques années sur des formes émergentes de management, construites autour de nouvelles attentes émanant des jeunes actifs, de  l’exemple issu des « entreprises libérées » qui allègent l’organigramme au profit d’une organisation fondée davantage sur la responsabilisation des salariés. Ces débats visent aussi à revoir certaines pratiques à l’origine de l’augmentation du sentiment de mal-être au travail, qui trouve ses sources dans de multiples facteurs mais aussi dans l’entreprise. Les formations managériales sur-mesure ont le vent en poupe, ce n’est pas anodin…
  • Les nouvelles responsabilités de l’entreprise : on nous parle d’éthique, d’écologie, de mécénat, et parallèlement on organise des boycotts, des pétitions, certaines organisations de consommateurs font pression sur des questions liées à la qualité, aux conditions de production, au respect de certaines valeurs, …

L’entreprise se doit de réagir à ces nouvelles attentes, et on commence à comprendre que la communication ne fait pas tout et que les remises en questions sont bien plus profondes. Ainsi, la fonction RH est interpellée car elle intervient au cœur des thématiques sur lesquelles ces transformations ont une grande influence : la gestion des emplois, des compétences, de la formation, de l’organisation, la planification, la culture managériale, la RSE… Comment répondre ?

Les réponses de la fonction RH :

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Mardi, janvier 3rd, 2017

Profils atypiques : la conquête de l’emploi

Chaque fois (ou presque !) que je rencontre un interlocuteur RH ou un dirigeant dans le cadre de mes activités professionnelles en vue d’une collaboration future, il commence la présentation de sa structure par « Vous savez chez nous, c’est spécifique … ». Soit.  Conséquence quand ils recrutent : ils veulent souvent la perle rare…  qui saura à la fois allier compétences et capacités à s’adapter aux « spécificités » de son employeur.  Dans l’idéal. La réalité est plus complexe, ils le savent aussi.

En effet miroir, j’ai droit au même type de propos lorsque je démarre des accompagnements de salariés en poste ou en transition professionnelle, ils se présentent avec un sourire et cette phrase : « Oh moi vous savez, j’ai un profil atypique… »

Besoins spécifiques face à profils qui se considèrent comme atypiques : comment se rencontrent-ils sur le terrain ? Offres d’emploi et candidatures sont pourtant encore très standardisés…, voire impersonnels. De nouveaux outils existent, on en parlera plus bas, mais la majorité des sélections s’opèrent encore par mots clés ; ceux-ci sont-ils en capacité de refléter les spécificités des entreprises ? De rendre compréhensible un potentiel au regard d’un parcours professionnel ?

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Lundi, janvier 2nd, 2017

Pour commencer cette nouvelle année…!

 

Chers abonnés et lecteurs occasionnels du blog, chers partenaires du Cabinet Phédon

Ce n’est pas seulement la tradition qui me conduit à vous adresser tous mes voeux, mais aussi un temps d’arrêt dont je profite puisque c’est le petit moment que l’on s’accorde pour partager une volonté de mieux faire…

Le moment de l’année où l’on prend quelques résolutions, où l’on envisage d’autres possibles, où l’optimisme reprend du galon et doit être accompagné d’un courage indispensable, où l’on sait que certaines choses doivent être dites quitte à aller au conflit avec des êtres chers (conflit qui vise une solution construite ensemble), où l’on souhaite enfin s’engager dans l’aboutissement de projets qui trottent dans la tête depuis quelques temps…

 

Bref ; je vous souhaite donc pour 2017  de faire durer un peu ce temps d’arrêt et de ne pas penser que vous perdez du temps quand vous vous arrêtez pour réfléchir, penser, envisager la suite, regarder autour de vous, rêver un peu, et organiser des rencontres.

 

Au plaisir de vous retrouver en 2017 :)

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Nelly Margotton

 

Mardi, novembre 29th, 2016

Les jeunes et l’entreprise : un problème, vraiment?

Retranscription de ma présentation lors du petit-déjeuner débat organisé par l’AFDAS à Strasbourg le 28 novembre 2016 (au Théâtre du Maillon)

 

Beaucoup de choses sont dites et écrites sur les jeunes actifs et sur certaines difficultés rencontrées par les employeurs au quotidien pour les manager et les fidéliser. Il se dit que c’est une question de génération, et l’on s’empare alors de toute la littérature liée à la « Génération Y » : habitude bien de chez nous (à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise) de mettre les personnes dans des cases, au risque de tomber dans la caricature, mais peu importe….

Sauf que… les jeunes dits de la Génération Y ne se retrouvent pas nécessairement dans les descriptions qui en sont faites.

Sauf que les outils proposés par certains «experts » à tendance « gourous » ne fonctionnent pas…. La preuve, on les présente depuis plus de 10 ans et l’on fait les mêmes constats… Donc finalement, les constats sont-ils objectifs ?

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