Philosophie pour l'entreprise et pour les esprits entrepreneurs

L'entreprosophe – l'entreprise en questions


Mercredi, mai 1st, 2019

Comment distinguer philosophie et développement personnel

(version texte et podcast radio du 29/3/2019 sous l’article)

Au départ, c’est peut-être une même quête de sens, un besoin de mieux comprendre notre existence, une volonté d’éclairer nos actions, qui va nous pousser dans les rayons de nos librairies ou bibliothèques côté développement personnel ou manuels de psychologie positive pour les uns, côté philosophie pour d’autres, même si certains classements sont par ailleurs discutables…

Si les questions sont les mêmes, les réponses se présentent comme sensiblement différentes. Le développement personnel se présente comme un apport de techniques et d’outils à utiliser pour répondre à des objectifs bien identifiés (la confiance en soi, la réussite professionnelle, la communication, ce qu’on appelle la « gestion du temps »,… ). Ces techniques sont renseignées dans ces fameux livres, ou peuvent aussi faire l’objet de formations, séminaires ou de coaching, et remportent un franc succès depuis de nombreuses années, il y a un vrai marché fortement concurrentiel dans ce domaine…

 

Le marketing a beaucoup moins sa place pour la philosophie, même si on ne peut nier que la médiatisation peut plaire à certains, médiatisation qui s’attache d’ailleurs davantage à la personnalité des penseurs qu’au contenu de leurs réflexions.

La démarche philosophique, dans sa tradition, ne vient pas apporter de la technique ou de l’outillage pour répondre immédiatement à une attente. Elle s’inscrit plutôt dans le temps long et se méfie des certitudes et des solutions qui ne tiennent pas compte de la complexité de l’être humain, c’est-à-dire ces fameuses recettes pour mieux-vivre qui ne seraient pas interrogées. La philosophie propose plutôt de la méthode que des outils, de la pensée que de la technique, et parfois même un art de vivre (via les Anciens et on peut lire les ouvrages de Pierre Hadot et Martha Nussbaum à ce sujet) plutôt des règles à appliquer. La philosophie a tendance aussi à s’attacher davantage à la vie bonne qu’à la vie heureuse.

 

La philosophie s’oppose-t-elle au développement personnel ?

Certains philosophes actuels ont la dent très très dure vis-à-vis du développement personnel, qu’ils nomment souvent « marché juteux de la sagesse », dénonçant le caractère réducteur voire simpliste de certaines théories. Mais on ne peut nier que d’autres philosophes au contraire s’inscrivent un peu dans cette dynamique et sont fortement critiqués par leurs pairs…

Ce qui est dénoncé, dans un premier temps, c’est que la sagesse ne peut être considérée comme un produit… La philosophie ne veut pas être associée à l’utilité immédiate, mais plutôt à une démarche d’approfondissement à long terme. Elle interroge donc actuellement tous les présupposés utilisés dans les théories du développement personnel et la psychologie positive, qui même s’ils se revendiquent comme scientifiques et universitaires, ont quelques difficultés à accepter la remise en cause de leurs pratiques et de leur paradigme qui voit le bonheur accessible par la force de la volonté individuelle…. Edgar Cabanas et Eva Illouz ont sorti un livre en 2018, Happycratie, très dur, qui dénonce justement l’injonction au bonheur, et ce livre a été très très mal reçu par le monde des coachs et des différentes institutions du développement personnel, alors qu’il pose des questions essentielles sur les présupposés non interrogés par ces pratiques… Et il est très important que toute personne qui se dit spécialiste des questions liées à l’humain soit en capacité d’être attentive à toutes les critiques qui visent à approfondir la compréhension qu’on peut avoir de l’humanité, de l’existence, sans nier la fragilité inhérente à la vie qu’on voudrait parfois voir disparaître au profit d’une forme d’adaptation consentie à des conditions de vie qui n’ont rien de réellement acceptables… que ce soit dans la vie de tous les jours, dans certaines entreprises, dans la vie publique, etc

 

En résumé,  la différence entre philosophie et développement personnel 

Le développement personnel répond à des attentes bien précises, à des soucis d’efficacité. D’ailleurs le vocabulaire de la gestion règne en maître dans les théories développées dans ces ouvrages : on parle de « gestion des émotions », de « capital humain », de « maîtrise de soi » et justement de « développement » personnel… On a l’impression que l’homme est assimilé à la machine, il doit fonctionner…

La philosophie accompagne des questionnements à long terme, à vocation universelle et même souvent existentielle. Elle refuse l’idée de fonctionnement et s’intéresse à la question de l’intelligence humaine, notamment à travers les enjeux actuels de différenciation de l’intelligence humaine face à l’intelligence artificielle.

 

Le conseil de lecture du jour

Je vous conseille donc un grand classique : Consolation de la Philosophie de Boèce, écrit au VIème siècle qui met en scène le dialogue entre Boèce, en prison, et Philosophie venue le guérir de ses maux…

Et plus proche de nous, un livre sorti fin 2018, Fonctionner ou exister de Miguel Benasayag, qui nous apprend à ne surtout pas devenir des machines…

 

Social Share Toolbar

Mardi, avril 2nd, 2019

Quelques chroniques radio, un peu de philo!

 

Voici les dernières chroniques en date, à écouter sur RCF Alsace, en direct le vendredi en fin d’émission « Bienvenue chez vous » (12h à 12h30) ou en podcast sur la page de la chronique!

 

- Doit-on vraiment avoir une opinion sur tout?

- Comment penser l’enfance aujourd’hui?

- En quel sens pourrions-nous poursuivre notre éducation d’adulte?

- Est-il possible de s’initier seul à la philosophie?

Vendredi, février 22nd, 2019

Une France en morceaux…?

 

Photo by @Matthew_T_Rader on Unsplash

Actualité douloureuse cette semaine, qui suscite l’indignation et des douleurs très vives dans la population, Cette recrudescence des actes grave d’antisémitisme, ainsi que d’autres formes de violence visibles ou invisibles nous indiquent peut-être que les maux et les mots de la désunion doivent être interrogées.

Version écrite (un peu plus bas) ou version chronique radio (RCF Alsace), au choix…

 

 

 

Podcast de 3 minutes 1/2  :

Et la version écrite :

Aujourd’hui, j’aimerais parler de la France en morceaux, qui désigne une étude démographique sortie cette semaine, mais qui est aussi une expression pleine de sens à l’heure où l’on assiste, impuissant, à des montées d’actes violents d’antisémitisme, ainsi qu’à de la diabolisation de certaines catégories de la population désignées comme ennemies ou coupables de tous les dérèglements actuels : non seulement la population de confession juive mais aussi ceux qu’on appelle les élites, ou les politiques, les migrants, les journalistes, les forces de l’ordre, et d’autres encore…

Des appels à l’union fleurissent de toutes parts, répondant à la fois à la sidération, l’incompréhension, la colère, la tristesse. Des appels à l’union, à l’unité.

Que doit-on unir ? Comment parler à la fois au cœur et à la raison pour reconstituer le puzzle dont certaines pièces semblent bien déformées et impossibles à assembler pour reconstituer le modèle que l’on a en tête et qui lui-même a sans doute besoin d’être clarifié ?

La question de l’union traverse les âges et les interrogations autant religieuses que biologiques, philosophiques, juridiques, mathématiques, etc. L’union nous parle des liens, des relations, de la communion, de l’harmonie, et aussi de la réciprocité, et donc de la reconnaissance mutuelle de ce qui est partagé, commun ou complémentaire.

Mais il semblerait qu’elle ne se décrète pas. Il semblerait même que cette union ne semble pas légitime à ceux qui, par leurs actes odieux de profanation de tombes ou de violence sous toutes ses formes, pervertissent tous les symboles de ce qui devrait rappeler une histoire commune, des luttes pour des principes rassembleurs, à vocation universelle, qui aspiraient à émanciper les individus de manière collective et les libérer de toute forme de tyrannie. Où sont passés les idéaux des Lumières qui considéraient que l’éducation était le principe de l’autonomie, et que le droit représentait le fondement de la paix ?

Nous savons que l’autonomie a pour définition la capacité de se prescrire soi-même des lois auxquelles on va obéir volontairement, après avoir appris à s’approprier les lois des hommes quand elles sont transmises via l’éducation et appris aussi à être capables de les interroger voire de les réformer. Cela traduit une forte confiance en l’intelligence humaine qui a vocation à penser son environnement et envisager l’action adaptée qu’il convient de commettre, la bonne manière de    faire face à chaque situation, de façonner sa conduite….  « Sapere aude » nous disait Kant: « aie le courage d’utiliser ton propre entendement ».

Beaucoup aujourd’hui, pointent du doigt un déficit d’éducation et de culture chez ceux qui commettent autant d’actes horribles qui provoquent chez la plupart d’entre nous du chagrin et de la peur. Quand ils détruisent les symboles de nos lois, ils ne proposent pas de nouvelles formes de règles pour améliorer notre vie commune, pour préparer la paix sociale.

Une société en morceaux, ou dont une partie est en morceaux, est une société qui ne sait pas dialoguer, qui ne sait pas se relier… préférant le repli sur soi et les questionnements identitaires qui excluent l’autre, Or, ne dit-on pas que l’intelligence est la capacité de créer des liens ? Alors comment réunir ces morceaux éparpillés ? Comment provoquer des sursauts d’intelligence, si on admet que ce diagnostic est une hypothèse pertinente ? La loi va sanctionner les coupables, mais comment éviter que ces faits se multiplient ?

La tentation est grande d’user de discours, d’images, de communication, pour rappeler les valeurs qui nous unissent.. Mais n’est-on pas là dans une forme de séduction ? Séduction étymologiquement traduit l’idée de détourner du droit chemin… Si l’on préfère faire confiance à l’intelligence et donc à l’autonomie, celle qui consiste à s’approprier les lois, tout ce qui est commun, ne convient-il pas plutôt d’envisager comment on peut rendre les individus capacitaires, c’est-à-dire inventifs dans les solutions qui pourraient améliorer les liens sociaux, ce qui suppose aussi d’être capables d’écouter, de discuter de ce qui nous lie, de ce qui rend ces liens légitimes, et de ce qui rend légitime la remise en cause de ces liens, tout en n’oubliant pas que la multiplication des liens, des réseaux, des différences crée aussi une incertitude qu’il nous faut assumer ? Comment savoir écouter ce qui se passe, la violence n’étant sans doute qu’un symptôme d’une désunion bien réelle dont on doit interroger les maux et les mots…

Social Share Toolbar

Samedi, février 9th, 2019

3 nouvelles chroniques radio

Voici mes 3 dernières petites chroniques sur RCF Alsace

 

Peut-on vraiment être authentique?

Questionner la parentalité :

Choisir entre progrès technologique et planète?

Social Share Toolbar

Vendredi, janvier 25th, 2019

Émancipation dans les quartiers dits « sensibles » : créer de nouveaux possibles?

(éditeur photo : shutterstock)

L’émancipation, valeur proclamée de notre temps comme affirmation d’une liberté individuelle et de la capacité de tracer sa propre route, est-elle accessible et désirable pour tous nos concitoyens, notamment ceux qui semblent s’être accommodés d’une forme de déterminisme social, culturel et éducatif dans les quartiers dits « sensibles » des grandes agglomérations ?

Certains travailleurs sociaux et éducatifs affirment en effet avoir l’impression d’être missionnés pour orienter leurs actions d’accompagnement vers des « parcours préfabriqués de compensation », peu propices à encourager l’imaginaire des habitants à dévier du chemin de leurs aînés, à se projeter de l’autre côté du périph, du quartier, de la ville, du pays…  Au lieu d’ouvrir des portes vers l’inconnu, sans doute jugé trop risqué, et donc sans « assurance » de succès obligatoire pour certaines mentalités pour qui l’avenir se calcule et se garantit, au lieu donc d’envisager de transformer ces trajectoires, de prendre le temps de les considérer de manière critique, doit-on se résigner à estimer que l’affranchissement n’est accessible qu’à ceux qui l’ont reçu en héritage d’aïeux mieux préparés ? Que l’émancipation ne peut être que le résultat d’une décision individuelle de celui qui aurait été capable de renverser la table pour quitter son monde et s’affirmer dans un nouvel nvironnement ?…

Sans doute le mot émancipation est moins clair qu’il n’y parait s’il n’est associé qu’à des conceptions méritocratiques et individualistes… Tout aussi ambigu que le mot « autonomie » qui laisse parfois envisager la perspective de création d’un moi autosuffisant… sans considération pour les interdépendances, le contexte et les aléas de l’existence.

Examinons la définition juridique ainsi que l’étymologie…  L’émancipation exprime l’idée d’affranchir ou de s’affranchir d’une tutelle ou d’une dépendance ; elle précise de quoi l’émancipé se libère mais ne désigne pas de direction précise à prendre, tout est ouvert. L’étymologie est d’autant plus intéressante qu’elle évoque le lien entre l’émancipé et le tuteur ; en effet, « manu capere » signifie prendre par la main. L’émancipation serait donc un acte libérateur, le tuteur choisissant, décidant de lâcher la main de l’émancipé…, comme c’était le cas lors de l’affranchissement des esclaves qu’on décidait d’affranchir du droit de la vente… Une décision qui vient du tuteur donc, et non pas de l’émancipé, ce qui signifierait qu’il y aurait un moment propice pour l’émancipation ?

 

A quel moment devient-on autonome ?

Read the rest of this entry »

Jeudi, janvier 24th, 2019

Ma deuxième chronique sur RCF Radio portait sur cette injonction bien connue portée par tous nos dirigeants et responsables, celle qui exige de DONNER DU SENS…

Si nous sommes tous (ou presque!) en quête de sens, est-ce pour autant le rôle des autres – ceux qui nous dirigent, nous gouvernent, nous accompagnent – de donner du sens?

Pour suivre le direct, c’est tous les vendredis, vers 12h15 dans l’émission de Nicolas Humbert « Bienvenue chez vous »! Sur internet ou sur la DAB+ (radio numérique).

Et le podcast :


Social Share Toolbar

Vendredi, janvier 11th, 2019

Ma 1ère chronique radio de l’année sur les voeux…

J’ai le plaisir d’animer désormais une chronique hebdomadaire de 3 minutes consacrée à nos questionnements philosophiques sur RCF, qui vient de lancer son antenne locale à Strasbourg!

Une équipe chaleureuse et très professionnelle m’apprend à enregistrer et m’exprimer sur ce type de média que je vais apprivoiser petit à petit.

A suivre tous les vendredis à 12h15 sur RCF Strasbourg ou en podcast sur la page de l’émission.

La première, c’est aussi ici :

Social Share Toolbar

Mercredi, janvier 9th, 2019

Peut-on vraiment donner du sens au travail?

Donner du sens au travail, voici une nouvelle mission que l’on donne aux responsables RH, et c’est sur l’idée de cette « mission » que nous devons nous interroger, dans le sens où, si elle est présentée comme telle, c’est qu’on envisage d’évaluer la pertinence et l’efficacité de sa mise en œuvre… ; et qu’elle fait donc l’objet d’une description opérationnelle assez claire et de compétences définies pour y parvenir… Mais est-ce le cas ? Certains me répondront que des actions liées à la promotion de la QVT (« qualité de vie au travail »), à la mise en place de travail collaboratif, à un renforcement des actions de communication interne, etc, ont vocation à donner du sens… En êtes-vous vraiment sûrs ?

A QUOI doit-on donner du sens ? Si c’est bien « au travail », pourquoi les réponses concernent-elles les conditions de travail et non pas son contenu ?

A QUI doit-on donner du sens ? Si c’est bien au salarié, c’est pour répondre à une attente, un besoin, cette fameuse « quête » de sens dont on parle partout, puisqu’elle concerne autant l’entreprise que par exemple les réformes quand il s’agit de politique, les apprentissages quand il s’agit d’enseignement, … Mais nous sommes-nous réellement interrogés sur cette quête de sens, et notamment sur ce qu’elle peut signifier en entreprise ? Car si l’on considère que donner du sens est une mission comme une autre, avec un résultat à obtenir, résultat qui, ne le cachons pas, consiste à obtenir l’engagement des salariés, est-on sûr de répondre réellement à la demande ?

Les acteurs RH souffrant déjà d’une image peu reluisante la plupart du temps alors que leurs responsabilités aujourd’hui sont immenses, ils ont tout intérêt à se poser cette question pour qu’elle ne devienne pas une injonction… parmi d’autres, mal comprise et par conséquent, entraînant des réponses décevantes.

 

Que signifie cette quête de sens ?

Read the rest of this entry »

Mardi, janvier 8th, 2019

La philosophie au service des RH

J’aurai le plaisir d’intervenir ce soir pour animer le premier Afterwork RH Strasbourg de l’année!

Le titre de ma conférence : Peut-on vraiment donner du sens au travail. Un compte-rendu sera publié ici.

J’ai le plaisir en atttendant de vous présenter cet entretien que m’a accordé la station de radio RCF, antenne de Strasbourg, pour parler à la fois du thème de cette conférence mais aussi des liens entre la fonction RH et la philosophie. Donc si vous avez 10 minutes, n’hésitez pas à écouter :)

(NB : je ne vous cache pas que le titre avec le mot « outil » associé à la philosophie me chiffonne un peu…. mais ce sera l’objet d’un petit article ultérieur…)

Social Share Toolbar

Jeudi, décembre 6th, 2018

La parentalité, une énigme

 

(initialement publié le 14 novembre sur mon autre blog « Prendre ses mots en patience » : ici

La question de la fonction parentale, qui est régulièrement pointée du doigt pour expliquer des faits de délinquance d’adolescents ou une prétendue baisse des capacités intellectuelles de « nos jeunes », est rarement interrogée en tant que concept… Les propos sont plutôt souvent moralisateurs à son égard. Et pourtant, le besoin de mieux l’appréhender existe, et remet en cause son apparente évidence…On peut par exemple constater qu’on explore la parentalité de plus en plus régulièrement dans l’art, et notamment la littérature (dans les autofictions surtout, qui retracent des parcours d’un ou plusieurs parents et des relations complexes nouées avec eux comme chez E. Fottorino, P Bruckner, A. Ernaux, S. Chalandon …), dans le cinéma sous différents prétextes, de manière comique par exemple (avec l’Amour flou) ou plus dramatique (avec Capharnaüm), ou dans des sketchs d’humoristes (comme dans le célèbre  « Les Mamans calmes » de Florence Foresti) ; à chaque fois est mise en évidence la difficulté à exercer ce rôle de parent, qui finalement malgré les générations qui se succèdent et expérimentent cette fonction, et malgré les différentes formes de structures de soutien à la parentalité et autres ateliers de coaching, reste une aventure où l’exploration et l’erreur sont quotidiennes… Il est par ailleurs souvent amusant de constater à quel point on perd ses principes et toutes ses conceptions de « sachant » dès qu’on a soi-même des enfants : on devient soudain beaucoup plus indulgent et compatissant face à nos alter-egos dépassés par la fougue de leur progéniture ! L’évidence confrontée à l’expérience nous indique déjà le chemin à emprunter pour interroger la notion « fonction parentale »

La parentalité, un mot récent

Read the rest of this entry »